Mes champions.

Récemment, l’occasion m’a été donnée d’écrire que la vérité et l’art ont ceci en commun que tout se joue dans le regard du spectateur.

Ce que j’ai vu le jeudi de l’Ascension en suivant le championnat du club, c’est la victoire de l’esprit du golf, tel que je le conçois et l’enseigne.
Le dernier fly de l’après-midi mettait en scène trois jeunes produits de mon école. Le suspense a été total,  jusqu’au dernier putt et jusqu’au deuxième coup de fer du 36e trou, chaque acteur pouvant encore prétendre à ce moment au titre de champion.

Ce que ces jeunes ont offert à notre regard tout au long de l’après-midi, c’est du grand golf. Ma vérité, c’est que Vincent tenait le championnat dans ses mains à la sortie du 9e trou mais l’a perdu au suivant en concédant un bogey au birdie de Basile. 

De son côté, Basile a marqué un coup décisif au 15 par une approche impossible mais d’une rare qualité et précision (Il faut  se mettre en position pour comprendre le défi qui se posait à lui).

Aurian, qui avait eu l’intelligence d’attendre que le vent tourne avant de dévoiler ses prétentions au titre en sortant de son sac deux coups d’anthologie au 15, coup de fer birdie donné, a succombé suite à un petit putt gauche-droite pour birdie au 16.

Basile Devillet - Vincent Bromey - Aurian Capart en 2005
 
En parlant de trois jeunes formés en nos murs, je ne revendique nullement la paternité de tout ce qu’ils  savent faire avec un club en main, leurs capacités techniques, mais bien l’esprit sportif présent tout au long de la partie. A aucun moment, je n’ai ressenti ou observé en eux le désir de dépasser l’adversaire, le « co-compétiteur », par un coup manqué de celui-ci. Ce que chacun d’eux a démontré, c’est au contraire un sincère intérêt pour le score de l’autre et de l’empathie quand il fléchissait ou succombait face aux difficultés. 

Un tel comportement, de telles valeurs ne sont pas innées. Induites par l’enseignement et l’accompagnement, elles s’apprennent par la mise en pratique lors de situations concrètes. Aux cours du mercredi, j’observe nos jeunes sur le parcours. Quand ils encouragent sincèrement leurs co-compétiteurs, signe tangible qu’ils comprennent que leur propre succès ou performance ne dépend pas de l’autre, nous les récompensons aux remises de prix, avec une mention spéciale.

Je ne sais pas ce que les autres spectateurs auront vu ce jeudi, mais j’ai également entendu que c’est le putting de Basile qui lui a offert la victoire. Les retransmissions de golf à la télé nous inondent d’images de longues ficelles, putts impossibles rentrés par les vainqueurs. Attribuer la vertu d’un succès au seul putting, c’est réduire le golf à l’extrême, dont la finalité est de mettre la balle dans le trou.

J’aurais tout simplement aimé entendre que Basile a gagné parce que ce jour-là, il était le meilleur. Mais ça, c’est ma vérité, celle que je soumets à votre réflexion.

Pour ce que j’ai vu sur le terrain, tant au niveau du jeu que du comportement, bravo Basile, bravo Vincent, bravo Aurian ; vous êtes mes héros !

 
Giulio
 

 

 



 

 

 

 

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