Cher lecteur ,
Avant d'ouvrir la porte de mes récents souvenirs et découvrir un homme d'exception, je vous invite à prendre une tasse de bonheur en lisant les aventures de voyage de Patrick Van Campenhout
 
Il est des messages qui ne peuvent rester cloisonnés. Parce qu’ils répondent à nos interrogations, éclairent nos doutes, renforcent ou réorientent nos choix. Quand on les rencontre, ces messages-là marquent nos parcours de leur empreinte. La densité de leur contenu appelle au partage, à la diffusion.
Lorsque les connaissances livresques, bien que précieuses, marquent leurs limites, une des pistes qui s’offre à nous est la rencontre avec des hommes d’exception. Elles s’effacent alors avec humilité, face à l’invraisemblable richesse des rencontres humaines. Il s’agit d’une quête, parfois lointaine, comme celle que Patrick et moi avons entreprise à Houston aux Etats-Unis, en ce début d’automne.
En fait d’homme d’exception, nous n’allions pas être déçus.
 
Sommets et Vallées.
On devait trouver nos lits après 16h de vol. Il nous en a fallu 24. On nous avait promis du soleil, la pluie nous attendait au réveil. Juste assez pour ne pas nous donner le mal du pays. Et c’est dans la grisaille que j’ai accompagné mon petit Giovanni à son cours de l’après-midi chez Jim Hardy en me demandant  «what next ? ».
Jim nous attendait au practice du « Teaching Center » qui, à 350m à l’opposé du practice du club, s’étend sur une largeur d’une centaine de mètres relevés de greens d’approches et de putting. Le décor était planté, la planète golf prenait déjà un tout autre visage que celui qui nous est familier.
Au cours de l’après-midi, une analyse fine et détaillée de tous les aspects du jeu de mon petit homme fut réalisée par Jim. In fine, elle se traduisit par trois conseils : le premier, ne pas lui changer son grip jusqu’à ses 16 ans, le second pour l’aider à mouvoir correctement les mains et les bras dans la zone d’impact et le dernier pour « arrondir » son stroke au putting. Le ton était donné, porteur de promesses pour la suite de nos découvertes et apprentissages.
Plane Truth est une Université du Golf. Jim Hardy l’a créée il y a quelques années pour enseigner ses théories et partager ses connaissances. Le journaliste John Davies en fait une bonne synthèse : « Habituellement, les golfeurs se tournent vers le pro du club quand leur swing a besoin d’aide, mais vers qui se tournent les pros quand ils ont à leur tour besoin d’aide dans leur enseignement ? En nombre croissant, ils s’assoient aux pieds de Jim Hardy, un ancien pro du PGA Tour dont la simplicité de la théorie des bons plans de swing pourrait fournir la réponse au pourquoi tant de joueurs ont du mal à progresser. »
 
Pendant une semaine, Patrick et moi nous sommes retrouvés sur les bancs de cours, souvenir encore assez récent pour lui, un peu moins pour moi… C’est conscients de notre vraie place et donc avec humilité que nous avons côtoyé l’élite du golf : anciens joueurs (ses) des Tours US, vainqueurs de tournois (pour certains de majeurs !), coaches et enseignants blasonnés duTop 100 Américain, tous venus écouter les concepts du « maître » et le voir opérer à tous les niveaux.
Le golf n’est pas une science exacte, du moins en ce qui concerne le mouvement de l’homme. Il suffit de comparer l’efficacité de swings du Tour aussi différents que ceux de Tiger Woods et de Jim Furyk par exemple. C’est pourquoi le golf compte son nombre de messies et est fait d’autant de croyances qu’il y a de pros.Dès lors, où se situe le chemin de vérité à suivre ?
« L’unique objectif du swing de golf est de produire un impact correct et répété. La méthode utilisée n’est d’aucune importance tant que le swing est reproductible. La seule manière de réaliser ces objectifs est de rester dans une bonne position ce qui, en terme de golf, signifie être dans « le plan ».
Ces paroles de John Jacobs, considéré par Jim comme le père de l’enseignement moderne dans le monde, il nous les a répétées tous les jours et de différentes manières. Duncan Woolger, un élève venu du Royaume-Uni, les a faites imprimer sur un tee-shirt. De peur de les oublier.
Le discours de Jim Hardy est simple, logique et bien articulé. Quand il parle, son charisme allié à sa compétence hors normes captivent son auditoire. S’appuyant sur des images vidéo qu’il analyse avec rigueur et méthode, il développe sa théorie : il n’y a pas « un » ensemble de principes et de techniques essentiels pour le swing, mais « deux ».
Pour nous en convaincre, il n’hésite pas à faire appel à quatre « miraculés » du Tour qui répondent à nos interrogations et témoignent de leurs expériences. Scott McCarron nous raconte : « J’étais dans la liste des 30 meilleurs joueurs du Tour et comme tout golfeur, j’ai voulu m’améliorer. Cet effort a tourné au cauchemar. En moins de deux ans, j’avais perdu ma carte. Mais alors que je touchais le fond, on m’a recommandé à Jim Hardy. Il m’a convaincu que l’enseignement que je recevais ne correspondait pas à mon type de swing. J’ai abandonné cette technique inadaptée pour apprendre ce qui « fonctionnait » pour moi. Grâce à Jim, depuis ce tournant, je suis devenu un multiple vainqueur sur le Tour ».
La formation « Plane Truth » ne laisse rien au hasard. « Matrix 2.0 » n’est pas le titre du dernier film de science-fiction mais un protocole d’analyse des swings extrêmement pointu mis au point par Jim et son équipe. Ce programme qui répertorie tous les maux susceptibles d’affliger un swing, le moyen de les détecter, les remèdes et exercices de réhabilitation à prescrire, est le plus complet jamais conçu. Il permet aux coaches licenciés de Plane Truth de communiquer entre eux sans frontières par Internet, d’échanger leurs expériences d’enseignement. Il les documente et se veut être un outil professionnel mettant en relief des solutions qu’il appartient ensuite à chaque pro de s’approprier pour l’adapter au contexte local de son école de golf. Un outil « majeur ».
 
Parallèlement à l’aspect technique, elle prévoit un volet « coaching mental» conséquent. Jim n’a pas hésité à faire appel à Jim Fannin, un des meilleurs en la matière pour nous enseigner son « S.C.O.R.E. » System et nous expliquer le poids du passé dans les performances, aussi bien dans la vie que dans le sport. Pour être un « champion », il faut rester dans le présent ce qui permet d’avancer vers le futur. Si le slogan « L’unique objectif du swing de golf est de produire un impact … » était devenu notre catch technique, celui de Jim Fannin « Le passé est le passé, brûlez les vaisseaux » allait devenir notre sujet mental favori. L’histoire regorge d’hommes ayant utilisé la technique des bateaux brûlés. Des Phéniciens et anciens Grecs au petit caporal français devenu « Empereur », en passant par le téméraire Fernando Cortez, nombreux sont ceux qui en ont testé l’efficacité. Ils ont toutefois oublié de nous dire comment la connecter à notre passé.
 
J’ai suivi plus de 60 heures de formation en coaching mental, ai lu des centaines d’articles et des dizaines de livres sur le sujet de la « Zone ». J’ai même pris des cours d’hypnose pour tenter d’apprendre à y pénétrer. Sans jamais bien comprendre comment on entre dans cet état second qui fait disparaître tout ce qui nous entoure pour nous laisser seul face l’objectif. Je n’étais pas seul à avoir tenté d’approcher ce concept majeur. A côté de moi, plusieurs joueurs et champions du Tour prenaient des notes. En 20 minutes et une histoire de fauve, Jim Fannin nous a fait comprendre de manière permanente ce qu’est cette « Zone mystérieuse » et comment y entrer.
 
Tout jeune, j’ai été marqué par l’histoire de Cornelia, mère des deux frères Gracques. Recevant une mère de famille qui lui exhibait fièrement ses bijoux, cette maman exemplaire dans l’éducation de ses enfants fit durer la conversation jusqu’au retour de ses fils et déclara en les désignant : « Haec ornementa mia » (voici mes bijoux). Aujourd’hui, j’avoue avec un sourire avoir souvent espéré dans mes rêves d’enfant qu’en rentrant de l’école, ma mère me présenterait ainsi à ses amies…
A l’époque, j’étais loin d’imaginer que bien plus tard, je vivrais cette situation dans le rôle du parent.
En amenant « deux » de mes enfants à Jim Hardy, je lui demandais tacitement d’évaluer mes compétences professionnelles. Jim l’a bien compris. Dans la dédicace de son livre et le mail qu’il m’a ensuite renvoyé, il m’a définitivement conforté dans les choix qui guident l’esprit et les principes de mon enseignement du golf.
En allant à Houston, je cherchais des réponses à une multitude de questions techniques. J’ai trouvé un livre ouvert, écrit par un maître qui me l’a expliqué. De ce pro d’exception, je ne peux espérer que devenir un vieux disciple. Et témoigner.
 
Encore une fois, je ne suis pas seul. Carol Mann est une grande dame du golf. Elle a tout gagné sur le Tour féminin et à 71 ans, il y a longtemps qu’elle est entrée dans le Hall of Fame. Pourtant elle était là, à mes côtés, pour écouter Jim et continuer à apprendre. Son témoignage est un trésor d’expériences uniques et de sagesse. Elle a eu droit au mot de la fin. Ses paroles ont atteint nos cœurs et provoqué un grand moment d’émotion.
 
Elle a souligné la générosité de Jim à donner de sa personne et à partager sans retenue ses immenses connaissances. Je dois à la vérité de dire qu’il ne m’a demandé aucun gage pour tout son travail avec Giovanni. Sur le chemin du retour j’ai remarqué « par hasard » dans une librairie de l’aéroport le dernier livre d’un de mes auteurs préférés. Le titre était prometteur : « Sommets et Vallées ». En l’ouvrant dans l’avion, je suis tombé sur cette double préface, faite de citations :
« Le véritable voyage de la découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux. (M. Proust) et « L’essence du savoir est de le posséder pour l’utiliser » (Confucius)
 
A l’intérieur de cet ouvrage, j’ai trouvé un message qui m’était personnellement destiné ; en atterrissant à Bruxelles, je réalisais que venant du Sommet de Houston, nous n’étions pas revenus indemnes dans notre vallée, mais porteurs d’un nouveau savoir, source de promesses et projets concrets. Un savoir qui lui aussi appelle au partage, avec tous ceux qui souhaitent s’en approprier la richesse.
Ce que nous en ferons ensemble tracera les lignes de nos prochains sommets.
 
Giulio
 

 

 



 

 

 

 

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Some messages cannot be hidden, because they answer our questions, enlighten our lives and reinforce our choices. When they fall upon us, these messages leave a lasting mark and the density of their substance calls for sharing.
At times, learning from books, as valuable as that may be, reaches its limits and the only alternative left is to meet exceptional people. Then knowledge draws us aside, with humility, to give way to the unbelievable fortune of human encounters. It is a quest, sometimes far away, like the one Patrick and I made in Houston in the fall of 2009.
As for meeting exceptional people, we were not going to be disappointed.
 
Peaks and Valleys.[i]
We should have found our beds after a sixteen-hour flight- it took twenty-four. They promised us the sun at wake-up time - we found rain instead, just to remind us of where we had come from (rainy Belgium).
So it was under grey sky that I went along with my 11-year old son, Giovanni, to his afternoon golf lesson with Jim Hardy, asking myself “What next?”.
 
Jim was waiting for us at the Teaching Centre which is 350 meters away on the other side of the Black Horse Golf Club practice and extends over more than 100 meters. It is surrounded by approaches and putting greens. The scenery was set and Planet Golf was taking a whole different look.
 
Every aspect of my son's game was analysed by Jim. In fine, his close examination came down to three pieces of advice: the first was that he should not to change his "strong" grip before he turns 16; the second was to help him move his hands and arms properly around the impact zone and the last was to hook his putt.
 
The tone was given, carrying promises for the rest of our discoveries and learning experience.
Plane Truth is a Golf University. Jim Hardy introduced it a few years ago to share his knowledge and teach his theory. As journalist John Davies put it: “Golfers usually turn to club pros when they need help with their swing, but where do the pros go when they need help in teaching? In growing numbers, they are sitting at the feet of Jim Hardy, a former PGA Tour pro whose "plane and simple" theory might provide the answer to why most golfers struggle to improve.”
 
For a week, Patrick and I ended up on that school bench, a memory still fresh to him, a little bit less so for me… Fully aware of our true place, it is with great humility that we spent our time with the elite of golf: former US Tour players, tournament winners (some of Majors), and some from the Golf Digest Magazine’s Top 100 Instructors list, all listening to the “Master’s” concepts and watching him perform at all levels.
 
Golf is not an exact science - at least as far as man’s body motion is concerned. One just needs to compare the efficiency of swings as different as Tiger Woods’ and Jim Furyk’s, to understand why golf counts as many messiahs and beliefs as there are golf teachers.
Which path is, therefore, the one to be followed?
 
Which path is, therefore, the one to be followed?
“The sole purpose of the golf swing is to produce a correct impact – the method employed is of no significance as long as it is repetitive.”
The only way to reach this goal is being more in position in the golf swing; in golf, to be in position means being on plane.
 

Every day and in many different ways, Jim repeated John Jacobs’ words, whom he regards as the father of modern golf instruction. Duncan Woolger, a student from the United Kingdom, had the words printed on a t-shirt, fearing to forget it.

 
Jim Hardy’s rhetoric is simple, logical and articulate. When he talks, his charisma and outstanding skills captivate the audience. Using visual support, he analyses the images methodically and rigorously, and lays down his theory: there is no one set of universal principles applicable to all golf swings, there are two distinctly different sets of fundamentals that govern the two different types of swings.
 
To convince us further, Jim does not hesitate to call on four miraculously cured swings of the Tour to answer our questions and testify about their experiences.
Scott McCarron, winner of three PGA Tour Championships says:
“I was a top thirty PGA Tour player and like all golfers I wanted to get better. That effort turned into a nightmare. Within two years, I had practically fallen off the Tour. At my lowest point, I was recommended to Jim Hardy. He convinced me that the instruction I had been pursuing did not match my swing type. I abandoned the harmful instruction, and learned what worked for me. Thanks to Jim, since that turn around, I have become a multiple tournament winner.”
 
The “Plane Truth” Certification Program leaves no stone unturned. “Matrix 2.0” is not the title of science-fiction film but the most extensive and sophisticated analysis protocol of golf instruction. The program, which lists all possible golf swing flaws and cures perfected with drills, is the most complete support system ever conceived. Trough the “Plane Truth” internet platform, licensed coaches communicate without borders and share their concerns and teaching experiences.
 
At the same time the Certification Program aims at making Instructors “better coaches”.
Jim did not hesitate to invite life coach Jim Fannin, one of the best in the field, to share with us his “S.C.O.R.E. Performance System” and explain the heavy role our past plays in our performance, whether in life or in sports. “Champions think differently”, he says, “they stay in the present and move into the future”. Jim Fannin’s “The past is the past, burn the boats” became our mental motto, equivalent to the sole purpose of a swing in golf which is “to produce a correct impact” in golf technique. History is filled with men using the “burn the boats” technique. From Phoenicians to Ancient Greeks to the small French Sergeant who became “Emperor”, not forgetting the reckless Fernando Cortez. Many have tested that strategy to succeed. They forgot however to tell us how to connect with our past.
 
I took more than 60 hours of mental coaching instruction, read hundreds of articles and books on the “Zone”. I even took hypnosis classes to get into it, but without ever getting a full grasp of how we enter this state of mind that makes everything disappear but our target. I was not the only one there to have tried. Next to me, some Tour Players Champions were taking notes. Twenty minutes and a cheetah story later, Jim Fannin had perfectly imprinted on our minds what the “mysterious Zone” was and how to enter it.
 
As a young boy, I remember being marked by the story of Cornelia, mother of the Gracques brothers. An exemplary mother deeply involved in her children’s education, Cornelia did not interrupt her visitor (also a mother) proudly displaying her jewels but declared, upon her sons’ returns: « haec ornementa mia » (These are my jewels). Today, with a smile, I have to admit that throughout my childhood I dreamt many times coming home from school and having my mother introducing me to her friends in this way… At the time, I was far from imagining that later on, I would live this experience as a parent.
 
By bringing two of my children to Jim Hardy, I was implicitly asking him to assess my professional skills. Jim totally got that. Both in his book dedication to me and later on in an email, he managed to comfort me in what is important in my principles and teaching choices.
I went to Houston looking for the answer to many technical questions. What I found was an open book, written by a true master who spelled it out for me. I can only hope to become a loyal follower of the amazing teacher Jim Hardy.
 
Once again, I was not the only one. Carol Mann is an extraordinary lady. She has won everything in golf and, at age 71, this young lady is a long time resident of the Hall of Fame. Still, she was there with us, sitting beside me, listening to Jim and looking out for what she can still learn and share. Her testimony is a treasure of wisdom and unique experiences. She had the honour of the final word. Her words touched our hearts and caused a moment of emotion.
 
She highlighted Jim’s generosity and capacity to share without restraint his infinite knowledge. I have to earnestly mention that Jim did not ask one cent for all the work and time he devoted to my son, Giovanni.
On the way back to Brussels, by chance, I spotted in an airport library a book by one of my favourite authors. The title “Peaks and Valleys” sounded promising. I started reading it on the plane and stopped at the two quotes in the foreword:
“The real voyage of discovery consists not in seeing new landscapes, but in having new eyes” (Proust).
“The essence of knowledge is, having it, to use it” (Confucius).
 
Inside the book I found a special message for me; landing in Brussels, I realised that coming from the Summit of Houston, we were not returning to our valley unscathed, but armed with new knowledge, a vault of new promises and concrete projects. New knowledge to share with those wishing to take some of its precious content.
What we will make of it will show the path to our next Peak.
 
Giulio
 
[i] From the book « Peaks and Valley », Spencer Johnson, M.D.